Et lentement il se détachait de ses connaissances, de sa vie quotidienne, de sa famille, de son confort matériel. Son seul moteur devenait sa vie intérieure, nourrie de livres, de films, d'informations, d'images, de sources de toutes sortes; dialogues silencieux avec d’autres pensées déposées là, une matière immatérielle qui devenait son refuge, son atelier, où seule la production de textes et d'images, malgré le doute essentiel qui les sous-tendait, semblait faire sens. Une tentative, aussi vaine que sensée, de sagesse.
©Jean-Louis Vidière Ésèpe_20260514